" Tu sais, tu ne sais rien. Mais je sais, que tu ne veux même pas savoir. "

" Tu sais, tu ne sais rien. Mais je sais, que tu ne veux même pas savoir. "
__Malgré l'heure tardive, la faible lueur du jour persistait encore derrière les nuages légèrement teintés du soir. Il y avait sur un banc, tout près, une jeune fille. Assise là, cherchant des yeux un ou deux visages familiers ayant quelques minutes de retard. A une extrémité de ce banc elle attendait, immobile dans sa robe violette. Pas même un souffle d'air ne venait frôler ses cheveux. Seul son regard s'agitait, plein d'espoir, cherchant encore à reconnaître la démarche d'une silhouette qui se dessinerait au loin. Elle restait sur le banc sans bouger. Le temps comme le vent défilait autour d'elle sans la toucher, et la demoiselle le regardait s'éloigner, emportant avec lui l'heure de son rendez-vous.
__Au beau milieu de ce parc ce fut ensuite –ainsi j'ai vu, ainsi je raconte – juste en face, un homme sur son escabeau. Il cueillait soigneusement plusieurs fleurs de tilleul et les mettait dans un sac à dos noir posé devant lui ; répettant ces gestes sur chaque arbre de l'allée.
__Et puis il y avait, moi. Sur un autre banc, pareil à la jeune fille en robe violette, à l'exception que je ne cherchais plus. Je me levais finalement et quittais cet endroit. Il y avait mes jambes qui m'emmenaient quelque part, ou bien nulle part. Et je marchais tout droit, de plus en plus vite, alors que je n'étais pas pressée, alors qu'occasionnellement le temps ne me manquait pas. Puis il y eu cette maison devant laquelle je me suis retrouvée, le souffle court. Cette maison que j'avais vue maintes et maintes fois, celle dans laquelle j'avais attendue de longues minutes autrefois. Ainsi je levais les yeux et tressaillais, effrayée par mon reflet dans la porte vitrée.
__Enfin – il faisait nuit –sur le chemin du retour à nouveau seule, j'apercevais la jeune fille le sourire aux lèvres, assise dans l'herbe, entourée d'amis ; l'un d'eux grattait un vieil air sur sa guitare. Et moi, l'esprit perdu dans mes songes, les yeux perdus dans mes larmes et mes pas, perdus dans l'obscurité ; j'aspirais seulement à oublier. Oublier les mots futiles de ce soir, oublier leur voix juste un instant, n'oublier rien qu'une heure insignifiante de ma vie. Rentrer chez moi, ne retenir que l'image de l'homme aux tilleuls, perché sur son escabeau, de la jeune fille dans sa robe violette, qui n'attendait plus. Et puis, tomber de sommeil.

# Posté le dimanche 06 juillet 2008 14:17

Modifié le mardi 26 mai 2009 08:35

Elle est de celle qui étincelle.

«Il ne fait aucun doute qu'il existe un monde invisible. Cependant, il est permis de se demander à quelle distance il se trouve du centre ville et jusqu'à quelle heure il est ouvert. » Woody Allen
Elle est de celle qui étincelle.

# Posté le vendredi 06 juin 2008 10:55

Modifié le vendredi 22 mai 2009 17:49

" Comme un parfum de soufre qui fait naître la flamme. " -Saez Besoin d'une narco-analyse

" Comme un parfum de soufre qui fait naître la flamme. " -Saez Besoin d'une narco-analyse
___"Pour les enfants que tu ranimes au fond des dortoirs chérubins. Pour leurs pétales anonymes comme la rose du matin. Pour le prêtre qui s'exaspère à retrouver le doux agneau. Pour les étoiles que tu sèmes dans le remords des assassins, et pour ce c½ur qui bat quand même dans la poitrine des putains. Pour la sépulture anonyme que tu fis à Monsieur Mozart, sans croix ni rien sauf pour la frime, un chien, croque-mort du hasard. Pour les poètes que tu glisses au chevet des adolescents, quand poussent dans l'ombre complice des fleurs du mal de dix-sept ans. Pour le péché que tu fais naître au sein des plus raides vertus. Et pour l'ennui qui va paraître au coin des lits où tu n'es plus...
___Thank you Satan."


Léo Ferré.

# Posté le mercredi 21 mai 2008 07:47

Modifié le samedi 06 septembre 2008 17:06

" L'instant d'après on se retrouve sous la pluie, à regarder sa vie s'effacer " -Hitch Need to be fixed

" L'instant d'après on se retrouve sous la pluie, à regarder sa vie s'effacer " -Hitch Need to be fixed
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Où es tu ? Cela fait trop longtemps que je te cherche. Ça suffit maintenant, arrête de te cacher. Je sais que tu existes encore. Pourquoi es tu parti ? Tu m'as laissé seule avec cette ombre noire qui te remplace, mais elle m'envahit. Elle devient de plus en plus belle, de plus en plus forte, et de plus en plus froide. Je n'ose même plus l'approcher. C'est trop difficile, elle est tellement injuste. Tu as remarqué la différence toi aussi ? Tu te souviens d'avant n'est-ce pas ? Tu sais c'est trop tard maintenant, tu n'as plus le droit de disparaître comme ça. Tout allait bien mieux quand tu étais vraiment là. On savait rire pour de vrai, on savait rêver et parler, au fond je crois qu'on se ressemblait. C'était beaucoup plus simple, beaucoup moins vide. Mais je ne te trouve plus. Tu es ailleurs, bien trop loin. Où es tu ? S'il te plait, reviens, redeviens. Je suis toujours là.

# Posté le lundi 12 mai 2008 11:09

Modifié le vendredi 22 mai 2009 17:39

" Taille la route à contre c½ur "-Quidam Besoin de pouvoir m'effacer, comme s'efface la craie d'un tableau noir

" Taille la route à contre c½ur "-Quidam Besoin de pouvoir m'effacer, comme s'efface la craie d'un tableau noir
Giant Glu can walk on the sun.


Et mon hamster s'appelle Sodium.
(Oui parce que je ne voulais pas que mon petit frère connaisse le mot Cunnilingus)

# Posté le mercredi 30 avril 2008 15:10

Modifié le vendredi 22 mai 2009 17:36